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Foehn, la fin.

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  Bruine
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Foehn, la fin.

MAJ : 13/04/2015 à 14h22

La forêt était dense et le sol humide s’enfonçait légèrement sous ses pas. L’après-midi s’annonçait très chaud. Il marchait silencieusement sur le sentier terreux, évitant les flaques d’eau, attentif aux bruits alentour. Il empruntait souvent ce petit chemin, plutôt que la route, car il y croisait rarement des voyageurs. Ainsi il évitait les curieux et les malintentionnés. Ceux qui cumulent ces deux défauts avaient toujours été les plus nombreux dans sa vie.

Ses oreilles se dressèrent vivement et il s’immobilisa soudainement quand, à une centaine de mètres derrière lui, les brindilles qui jonchaient le sol et qu’il avait pris soin d’éviter se brisèrent de plusieurs coups secs annonçant l’arrivée d’un groupe de personnes. Ils l’avaient vu et ne cherchaient pas à se cacher.
-- Abattez-le !

Le vieux chamane Firran se mit aussitôt à courir et, sans se poser plus de questions, quitta le sentier pour s’enfoncer dans les taillis. Les épines des ronces lui griffèrent le visage et tentèrent de retenir ses vêtements. Il s’en libéra d’un geste brusque et grogna comme le tissu cédait en se déchirant.
Des cris étouffés lui parvinrent, il accéléra son allure en serrant les dents. Derrière lui il entendit qu’on fendait l’air pour le rattraper. Les bruits des pas étaient dispersés jusque sur son flanc droit, s’il ne les distançait pas vite, il serait rabattu sur la falaise.

Il laissa choir ses gants et se lança dans une course folle. Le vent siffla à ses oreilles. Il fit des bonds de plus en plus longs et dépensa ses forces sans compter. Mais ses poursuivants gagnaient du terrain doucement et ils seraient bientôt sur lui s’il ne trouvait pas une autre solution.
-- Encore un effort !

Ses jambes allaient céder… Ses poumons lui brûlaient déjà atrocement. Le souffle trop court pour continuer sa course effrénée, Foehn se laissa rouler dans un replis du terrain, sous un buisson. Il se cala contre la terre battue et porta la main à sa poitrine pour tenter de calmer son cœur, une grimace douloureuse sur le visage. Ses poursuivants seraient bientôt sur lui, il les entendait s’approcher rapidement, fouillant minutieusement le sous bois. Il savait qu’il ne pouvait pas les distancer car Il n’était plus en condition de courir, ses vieux os crissaient presque sous la pression de ses muscles pendant sa course.

… Aucune chance de leur échapper. Pourtant, il n’était pas Firran à accepter la défaite facilement.
-- Pas comme ça, je ne finirai pas comme ça, se défendit-il intérieurement.

D’un geste agacé, il essuya ses yeux larmoyants. Il respirait bruyamment et ses tempes battaient si fort, qu’il lui sembla qu’il n’entendait plus rien autour de lui. Plié en deux, il ne parvenait pas à réfléchir efficacement. Il n’avait sans doute devant lui plus que quelques secondes de répit.
-- Vite ! Une idée ! Grogna-t-il pour lui même.

Il fouilla son pourpoint déchiré tout en jetant des regards perdus derrière lui. Les mouvements dans les branches des taillis et les bruits de pas se rapprochaient dangereusement.
… Une pierre… deux pierres… Sa porte de sortie. Ces bandits ne l’auront pas.


Des bandits, vraiment ?
Foehn laissa cette question en suspens et jaillit de sa cachette pour reprendre sa course, un peu moins vite cette fois, une pierre dans chaque main et un plan en tête. Il teint encore plusieurs centaines de mètres, surpris lui-même par les forces dont il faisait preuve encore. Le temps de trouver un endroit discret, à couvert.

Si ce ne sont que des bandits, une pierre suffira. Depuis des années, tout ce qui le concerne de près ou de loin est sujet à suspicion, il en a toujours eu conscience, il ne prendra donc pas ce risque.

Foehn glissa une des pierres dans sa poche et sortit un livre bleu de son pourpoint. Les coins étaient abîmés et la couverture avait été tordue après une chute stupide lors d’une de ces péripéties dont il avait le secret autrefois. C’était il y a trop longtemps maintenant pour compter. La commissure de ses lèvres se souleva malgré lui en un demi-sourire tandis qu’il se remémorait la scène. Puis il se concentra sur l’ouvrage ouvert au hasard et repéra la page qu’il ouvrirait lors du second “saut”. Il incanta ensuite tout en retenant son souffle, sa main tournant légèrement au-dessus de son livre, la pierre posée sur sa paume tournée vers le ciel.

Le portail s’ouvrit dans un bruit caractéristique annonçant sa position. Des cris résonnèrent derrière le Firran qui fit un bond en avant pour disparaître dans le halo lumineux. Deux individus plongèrent à sa suite avant que le halo ne se dissipe.

Foehn attendait ses poursuivants fermement. Il venait de prendre pied de l’autre côté du portail, à la sortie d’une ville haranie qu’il n’avait pas encore pris le temps reconnaître. Le premier individu n’eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait et fut assommé par un coup puissant porté à la nuque. Il s’écroula sur le sol poussiéreux dans un bruit sourd et ne sembla plus vouloir bouger.

Le vieux Firran eut tout juste le temps de faire un pas en arrière pour éviter un coup de bâton comme le second poursuivant, qui venait d'apparaître, tentait de le frapper à la tête. L’homme avait l’air décidé et un peu trop vif pour lui, Foehn roula plusieurs fois en arrière sur le sol pour tenter de maintenir ses distances.
Puis une fois encore, tandis que l’autre avançait toujours sur lui en souriant, sans se presser, tenant son bâton à deux mains.

En se redressant, Foehn frappa du poing sur le sol. L’air crépita à peine autour de lui et une traînée noire et irrégulière comme une fêlure se dessina rapidement dans la terre jusque sous les pieds de son ennemi. Le sol se mit à bouger soudainement sur un faible rayon pour déséquilibrer l’homme au bâton. Il poussa un juron et manqua de peu de tomber.

Foehn entendit un rire. Deux passants s’étaient arrêtés pour voir le spectacle, intrigués, qui ne semblaient pas comprendre le sérieux de la situation. A la seconde où l’autre tourna la tête dans la direction du rire, le vieux Firran prit ses jambes à son cou et fendit l’air à toute vitesse en direction du centre-ville. Le Harani qui le poursuivait ne réalisa pas assez vite les intentions de Foehn et perdit quelques précieuses secondes avant de se jeter à sa poursuite.

Les deux ennemis arrivèrent bientôt sur la place du marché. Courir à cette vitesse en plein coeur de la ville était assez risqué même si la foule n’était pas compacte. Foehn bondit une première fois sur un portail qui s’effaçait, trop tard. Il tendit les oreilles et fit volte-face car un autre portail s’était ouvert à quelques enjambées. Malgré la douleur dans ses articulations de vieillard, il se précipita dans cette direction. Il percuta violemment son poursuivant qui l’avait rattrapé et le projeta au sol. Il n’eut pas le temps de réaliser que la foule s’était retournée sur lui avec inquiétude, car il passa le portail in extremis.

Le Firran se réceptionna sur la femme qui avait ouvert le portail. Il eut le temps de reprendre son souffle pendant qu’elle l’invectivait. Il garda une mine affable et fit le dos rond le temps que dura la colère de l’infortunée. Il s’excusa ensuite, et accepta de la dédommager pour l’incident sans chercher à discuter plus.

Une fois seul, il se repéra de nouveau : Ynystère.
Ça ne pouvait pas mieux tomber.

Foehn serra les poings et se mit en route, faisant mine d’ignorer la douleur dans ses muscles et articulations. Au détour d’un village, il s’empara d’une tenue de paysan qui séchait au vent et jeta ses vêtements abîmés dans un fourré. Il prit la direction de Caernord en évitant les routes et les habitations. Il comptait arriver avant la nuit tombée. Une fois à l’abri il aurait tout le loisir de réfléchir à ce qui venait de se passer. Il avait bien remarqué la chevalière à la main de l’homme au bâton.

  Bruine
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Re : Foehn, la fin.

MAJ : 13/04/2015 à 14h26

Il s’empêcha de réfléchir pour ne pas céder à la panique et resta sur le qui-vive tout long du trajet. En arrivant à Caernord, il boitait affreusement et ne savait plus comment se tenir tant son corps tout entier le faisait souffrir. Il n’avait pas pris le temps de boire non plus, mais il n’y avait pas pris garde, sachant pertinemment qu’il trouverait à l’arrivée tout ce dont il aurait besoin.
Son allure avait ralenti à mesure que son vieux corps s’était rappelé à son souvenir, au point qu’il avait dû rejoindre la route au dernier carrefour. La nuit était tombée depuis une bonne heure. Il connaissait bien la ville, pour y être venu maintes fois, mais ne l'appréciait pas. Pas plus qu’une autre.
Il se faufila tant bien que mal jusqu’au port à la faveur de la pénombre. Les rues n’étaient plus très fréquentées à cette heure. Il se dirigea ensuite jusqu’au quai d’amarrage habituel, souriant à l’idée du confort qui l’attendait.

-- Non !
La stupeur le frappa quand il vit que le navire n’était pas là. Son cri avait résonné loin dans la nuit. Incrédule, il s’avança jusque sur le bord de la rampe, écarquillant les yeux. Pas de bateau. Il fit demi-tour pour longer les autres quais, la poitrine oppressée et la gorge nouée : pas de bateau. Il retourna à l’emplacement habituel. Pas de bateau. Il se frotta les yeux, cela ne pouvait pas être. Pas de bateau !
Assommé par cette évidence qui s’imposait enfin à lui, Foehn se laissa glisser sur le sol en gémissant. Il prit son visage dans ses mains et demeura là un moment, comme vidé, sans parvenir à rassembler sa volonté.
Ca n’était jamais arrivé auparavant. Le bateau était toujours là quand il venait. Il aurait dû être là.

Le vieux chamane prit cela comme une punition qu’on lui infligeait. Il voulut se convaincre qu’on le traitait injustement, qu’il n’avait trahi personne et qu’il avait fait de son mieux toute sa vie. Mais il n’y parvint pas, parce que ça n’était pas la vérité. Tout cela était sa faute. Le navire et ceux qui y vivent ne reviendraient pas pour lui.
Foehn comprit qu’il avait été imprudent une fois de trop. Il savait déjà qu’il avait montré la plus mauvaise volonté du monde à obéir, puis à diriger son groupe. Tout ce qui se passait maintenant était le fruit de son incompétence passée.

Le Firran se redressa douloureusement. Il avait toujours su que cette histoire finirait mal et il n’avait rien fait pour l’éviter. Il avait prévenu qu’il n’y arriverait pas mais, en réalité, il n’avait pas tout fait pour y arriver. D’un pas lent et irrégulier, Foehn sorti du port. Plus que jamais il sentait le poids des ans sur lui. Avant d’atteindre la place du marché, déserte à cette heure, il avait trouvé un bâton fourchu dont il s’était fait une béquille.
Un quart d’heure plus tard il entrait dans la taverne du port. Il n’avait jamais fréquenté cet endroit et se demanda, en poussant la porte derrière lui, s’il avait encore assez d’argent sur lui pour y passer la nuit. C’est en soupirant à fendre l’âme qu’il se présenta au tenancier.

-- On fait pas l’aumône ici. Dehors le pouilleux, fit l’homme en lui jetant un coup d’œil.
Foehn marqua un temps d’arrêt et se redressa en haussant les sourcils.
-- Je ne demande pas l’aumône, je … me suis fait attaquer par des bandits sur la route pour venir ici. Je cherche un endroit pour la nuit. Répondit-il de sa voix rocailleuse.
-- Mouais… Hocha le tavernier en lui montrant du bout de doigt l’ardoise clouée au le mur qui indiquait les tarifs.
Le chamane sortit sa bourse et paya sa chambre pendant que l’homme ânonnait d’une seule traite les règles de vie de l’auberge et les horaires non sans exprimer exagérément sa profonde lassitude. Foehn se rendit compte qu’il ne lui restait pas de quoi se payer un vrai repas et qu’il lui faudrait improviser. Pour finir, l’aubergiste lui tendit une clé avant de se détourner pour reprendre la lecture de son journal. Foehn glissa l’objet dans une de ses poches et se rendit dans la salle commune, toujours claudiquant. Cette fois, il avait vraiment très soif.

La porte tordue par l’humidité de l’air marin ne grinça cependant pas quand il la poussa. La pièce était bien éclairée et Foehn en fit le tour du regard avec attention tandis qu’il avançait doucement, une main sur le mur et une sur sa béquille de fortune.
Il y avait attablés là deux groupes de clients. Et… Cette silhouette ?

Les gestes de Foehn restèrent suspendus un court instant sous l’effet de la surprise. Il avait devant lui au fond de la pièce, cette silhouette qui ressemblait tant à une autre qu’il connaissait bien. Une allure rare par ici, sinon improbable, grande et plutôt fine. La personne, enfermée dans sa cape et la tête recouverte d’une grande capuche, était en discussion avec une jeune femme dont Foehn ne distinguait pas les traits mais dont les manières lui semblaient également familières.
Il tituba en avant, ébranlé. Sa béquille heurta le pied d’un banc.

Le jeune femme se tourna pour voir d’où venait le bruit, elle sourit et se leva à moitié pour lui faire signe de s’approcher. La personne qui lui faisait face n’avait pas bougé. Foehn cligna des yeux et s’avança comme on l’y invitait. Il rendit son sourire à la jeune femme quand il la reconnut.
-- Tam… Fit-il dans un souffle, pour lui-même.

Il se sentit incroyablement soulagé et heureux de retrouver des visages familiers. Il les rejoignit en quelques pas, tout à coup bien moins douloureux, et s’assit à côté de la jeune Haranie. Il resta un moment à dévisager l’autre personne. Son visage exprimait sa joie incrédule. Il se sentait projeté trente années en arrière.
Les questions affluèrent alors, trop nombreuses pour qu’il arrive à en formuler une seule. Foehn se contenta de rire doucement, son corps douloureux secoué d’un petit spasme nerveux.
-- Nous aussi, on est content. Tam souriait en coin, visiblement soulagée.

Elle jeta un bref regard aux autres clients.
-- Il faut absolument qu’on prenne le temps de se causer tous les trois, mais pas ici et pas maintenant, reprit-elle à mi-voix. Puisque vous vous connaissez, je ne fais pas les présentations, ajouta-t-elle d’un air taquin.

Foehn ne dit rien et sortit la clé de sa chambre pour la poser sur la table devant lui, le numéro bien visible. Les deux autres opinèrent d’un air entendu.
-- Dans trois heures. Tout le monde dormira ici. Entre temps nous allons prévenir les autres que tu es arrivé, dit Tam rapidement.

L’encapuchonné sera la main de Foehn avec force avant de quitter la table. Tam se redressa à son tour sans rien ajouter et déposa une petite bourse devant Foehn. Elle lui sourit gentiment.
-- On est là maintenant, murmura-t-elle avant de se hâter à la suite de son acolyte.

  Bruine
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Re : Foehn, la fin.

MAJ : 13/04/2015 à 14h27

Il prit le temps de manger puis de se reposer un peu dans sa chambre au premier étage. Les escaliers furent particulièrement douloureux à gravir. Foehn était épuisé, il maudit mentalement son grand âge de nouveau. Il tira un grand réconfort en la présence en ville de ses camarades tandis qu’il s’asseyait sur son lit. La taverne n’était pas très reluisante, mais les draps étaient propres. Une demi-table posée contre le mur, une chaise, une table de nuit et le lit… Les meubles étaient dépareillés mais également vieillots et abîmés. Foehn s’allongeant en soupirant d’aise. Il lui sembla que les poutres du plafond portaient des traces de couteau au-dessus du lit. Il soupira de nouveau. Il n’aimait pas se poser des questions et laissa vagabonder ses pensées sur les moments à venir plutôt que de se perdre en conjectures sur le présent. Il y eut quelques allées et venues dans les couloirs et à l’étage, puis l’établissement sombra vite dans le silence nocturne. Ereinté par son échappée puis par sa longue marche, Foehn s’assoupit malgré lui.

Une petite main chaude qui tapotait la sienne le réveilla en douceur. Tam était penchée au-dessus de lui, souriante, et l’appelait gentiment.
— Debout Foehn, il n’est plus temps de roupiller.
— Je crois bien que je me suis assoupi, marmonna Foehn en s’asseyant.
La pièce était éclairée par un chandelier posé sur la table de nuit. Les rideaux étaient tirés, mais la fenêtre devait être ouverte comme Foehn entendait le voilage léger bouger mollement au raz du sol sous l’effet de l’air de la nuit. Il fit une grimace en bougeant un peu, car ses muscles s’étaient douloureusement refroidis puis il passa vigoureusement ses deux mains sur son visage pour se réveiller. La jeune Haranie s’était redressée et lui faisait maintenant face, les bras croisés, appuyée dos au mur. Son doux sourire illuminait son visage. Il lui sembla qu’elle l’inspectait. Il grogna.
— Ne le prends pas mal, se défendit-elle. Tu as été mis à rude épreuve aujourd’hui… Et tu ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter pour toi.
Foehn prit conscience qu’ils n’étaient que tous les deux.
— Où est-il ?
— Il arrive, ne t’inquiètes pas. Nous nous étions répartis toutes les auberges pour t’attendre.
— Combien sont là ? Questionna Foehn surpris.
— En tout, avec nous trois, ça fait 12, compta la jeune femme.
— Hein ?! Foehn se redressa, effaré. Mais vous êtes malades, 12 personnes du Cercle ?
Il avait parlé plus fort, Tam leva immédiatement les mains en guise d’apaisement et parla d’un ton plus bas.
— Oh Calme-toi. Ils n’en sont pas tous.
— Vous avez mêlé des étrangers à nos affaires ? Gronda Foehn sourdement comme il sentait la colère l’envahir.
— Attends qu’il soit là pour en parler avec lui, répliqua Tam avec fermeté.

Alors ils patientèrent en silence. Foehn se mura dans une réflexion amère, comme il faisait systématiquement depuis plusieurs mois. Il ne vit pas Tam qui pinçait ses lèvres d’agacement comme elle s’en rendait compte. Au bout d’un moment, elle pensa tout à coup qu’elle avait pris quelque chose pour son vieux mentor et elle lui tendit un petit paquet. Foehn l’ouvrit et y trouva des copeaux d’écorces de saule. Il se mit à en mâcher un morceau consciencieusement.
— Ce truc a toujours un goût immonde, murmura-t-il pour détendre l’atmosphère.
— Ouais, mais c’est vite efficace.

Un peu moins d'une demie heure plus tard, des graviers ricochèrent sur la vitre de la chambre. Leur ami était en bas qui leur faisait un signe. Tam éteint la bougie d’un souffle bref, elle tira les rideaux sur le coté et fit tomber une corde dans la rue. Foehn sourit en voyant la corde de tendre au grappin qui était pris dans la fenêtre. Il vit bientôt surgir la silhouette de son vieil ami qui se hissa dans la chambre sans difficulté. Le nouvel arrivé émit un petit rire une fois debout à l’intérieur et s’immobilisa devant Foehn qui s’était levé, tandis que Tam récupérait la corde, posait le grappin au sol puis fermait fenêtre et rideaux.

  Jason
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Re : Foehn, la fin.

MAJ : 13/04/2015 à 14h34

Merci pour ce récit, je prendrai le temps de le lire et donner mon avis :).

  Bruine
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Re : Foehn, la fin.

MAJ : 14/04/2015 à 15h43

Je sais que je n'ai pas publié la fin mais je ne peux pas encore le faire pour ne pas spoiler ceux qui roleplay avec moi.

Ca viendra :)

  Jason
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Re : Foehn, la fin.

MAJ : 14/04/2015 à 17h39

Pas de soucis ;).

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